Bienvenue sur le site de la Fondation Montesinos


La fondation Montesinos, un si beau projet!

2016 s’est achevé! Une année d’épreuve à nulle autre pareille. Le départ définitif de ma maman et la maladie de mon papa. Quoi de plus éprouvant que de perdre sa maman! Mais nous ne désespérons pas grâce à ce don dont le Seigneur nous a gratifié : la foi. Merci à toi, maman pour tout ce que tu as fait pour nous. C’est grâce à toi que la Fondation Montesinos existe. Ta maison a été une maison d’accueil. Tu accueillais tout le monde : ceux et celles qui sont venus se faire soigner à l’hôpital Albert Schweitzer de Deschapelles et des membres de ta famille. Tu m’apprenais à aimer les étrangers, les autres, les pauvres qui n’ont rien et par ta manière d’agir, tu nous disais qu’il fallait vivre pour servir. Celui qui ne vit pas pour servir ne mérite pas de vivre.

Quoi de plus beau que de se mettre au service des plus petits! Le Christ ne s’est-il pas identifié aux plus petits de ce monde : « Venez, les bénis de mon Père, recevez en partage le royaume qui a été préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger et vous m’avez recueilli […] » (Matthieu 25,34-35). 

Aider les autres ne va pas sans difficultés. Mais il faut aller vers l’avant. Il faut continuer la route. Il faut persévérer. Il n’est pas question d’abandonner la course. Cette mission à Titanyen, vu le résultat obtenu, est sans aucun doute l’œuvre de Dieu.

Au milieu de motifs de découragement de tout type, vient une lueur d’espoir. La présence d’une française à la Fondation pour sept mois. Elle essaye de reprendre les choses en m’aidant à bien les structurer. Un nouveau site internet pour la Fondation mettra en évidence les différents travaux des enfants et ce que ces derniers vivent en réalité. Jusque-là, nous faisons l’expérience du miracle. Il nous faut voir l’avenir avec plus de réalisme. Il y a tant de choses à réaliser mais hélas peu de moyens. Il est temps d’aller frapper aux portes pour trouver des subventions, ce que je suis incapable de faire à cause de mon emploi du temps chargé. Merci Julie pour ce site et pour tout ce que tu fais pour la Fondation.

Celle-ci se donne pour mission d’intervenir dans quatre grands domaines :  1) Le Foyer écologique Pierre Salvetti qui loge actuellement 85 enfants ; 2) L’Institution saint Dominique qui accueille 650 enfants ; 3) Des projets générateurs de revenus: commerce, agriculture et élevage ; 4) Et dans l’avenir, le centre polytechnique saint Joseph (Ceps) qui formera des professionnels pour le marché du travail.

Voilà les quatre grands champs d’activités de la Fondation. Pour l’instant, il nous est difficile d’honorer les deux derniers domaines d’activités. Faute de moyens économiques! Il nous faut nous y investir pour de bon avec beaucoup plus de réalisme et de prudence. 

Merci à tous ceux et à toutes celles qui ont contribué à faire de la Fondation ce qu’elle est aujourd’hui. Petit à petit l’oiseau fait son nid. Petit à petit on avance. D’une zone sèche et totalement déboisée, on est passé à une zone qui commence à être recouverte. La vie commence à fleurir à Titanyen. D’une zone de mort, on est en route vers une zone de vie. Votre aide, nous en avons besoin pour la concrétisation d’un tel idéal. Nous avons besoin de vos contributions pour rendre autonome cette fondation. Les différents projets à concrétiser sont publiés sur ce nouveau site internet. N’hésitez pas à y naviguer pour en prendre connaissance. Aidez-nous à aider les plus pauvres. Les enfants qui s’expriment sur ce site étaient dans la rue ou en prison avant la naissance de la Fondation Montesinos. Et maintenant, huit ans après, ils deviennent de bons musiciens, des enfants qui aiment la nature et qui n’ont qu’un projet : celui de travailler, de donner le meilleur d’eux-mêmes pour devenir des citoyens responsables pour le monde de demain. Des épreuves, oui! Mais, au vu du résultat et de la beauté du projet, ça vaut le coup d’aller vers l’avant.

Bonne navigation! Bonne lecture! Heureuse et sainte année 2017 à tous!

Journal des Enfants du Foyer

Les enfants du Foyer sont invités, sur volontariat, à alimenter le journal de ce site internet. Ils sont accompagnés dans ce travail par des moniteurs qui les corrigent, ce qui leur permettra de faire des progrès en français. Chaque semaine, un sujet est choisi. Voici ce qu'ils ont à dire...

18 mai  - La Fête du drapeau

Que représente le 18 mai 1803 dans l’histoire d’Haïti ?

Le 18 mai 1803, Dessalines déchire le blanc du drapeau français pour en faire un drapeau haïtien.

Il réunit les principaux chefs des corps armés en un congrès qui eut lieu au bourg de l’Arcahaie le 18 mai 1803.

Au cours d’un combat qui eut lieu en pleine du Cul-de-sac entre une troupe française et la treizième brigade coloniale, celle-ci perdit son drapeau qui était le tricolore : beau, blanc et rouge de la France. Les Français, après s’en être emparés, firent ressortir dans un texte imprimé qu’il n’était pas vrai que les indigènes eussent l’idée de l’indépendance puisqu’ils avaient conservé l’emblème de la nation française. Alexandre Pétion qui commandait cette troisième brigade fit aussitôt de son côté, rapport de cette interprétation à son chef, le général Dessalines et celui-ci saisit cette occasion pour donner à ses troupes un  nouveau signe de ralliement. On était en février 1803 et le général en chef des indigènes tenait son quartier général à la Petite Rivière de l’Artibonite. Le geste suivant promptement l’idée, il arrachait du tricolore français la couleur blanche et rapprocha le rouge du bleu (bleu et rouge). Le drapeau qui serait désormais celui des indépendantistes était créé. Il réunit alors les principaux chefs des corps d’armés en un congrès qui eut lieu au bourg de l’Arcahaie le 18 mai 1805. 

Tous les généraux ayant approuvé la décision du général en chef, ce dernier se rendit sur la place d’armes du bourg et présenta solennellement aux régiments formés en carré le nouvel emblème. Le haut commandement français apprit cet évènement que par l’amiral Latouche Téville qui naviguait entre Port-au-Prince et l’Arcahaie. Depuis lors, le 18 mai 1803 est gravé dans notre histoire. 

Nos ancêtres ont voulu nous faire comprendre qu’une vie sans liberté n’est pas une vie et ont combattus en criant « la liberté ou la mort ». Mais en regardant la situation de notre pays aujourd’hui, nous sommes toujours des esclaves mentalement. Notre devoir, nous qui sommes élèves, est de vénérer notre drapeau en hommage à nos ancêtres.

Rose-Mickelle MONCLAIR

Parade de l'Institution Saint Dominique, de ses danseurs et de sa fanfare, à l'occasion de la fête du drapeau!

Sortie Scolaire au Marchand Dessalines - 24 Mars 2017

Le changement est-il possible en Haïti? - Semaine du 16 Janvier

Les jeunes peuvent changer Haïti !

A mon avis, il  sera  difficile  de changer Haïti,  mais je  peux dire qu’il  serait possible de changer le pays si on le  veut.

Pourquoi est-il difficile de changer Haïti ?

Pour qu’il y ait un changement dans un pays, il faut d’abord une stabilité politique. En Haïti, il n’y en a pas vraiment. Je pense que dans tous les pays, quand un peuple a choisi une personne comme président ou sénateur quelconque pour diriger, il est demandé à cette  personne d’agir pour le peuple sur le plan social et économique. Sur le plan social, il doit se demander comment peut-il faire pour construire des écoles, des hôpitaux, des entreprises, créer des emplois pour la population et créer  des activités pour les jeunes du pays. En Haïti, ce n’est pas le cas. On ne respecte même pas le droit de vote. Les politiciens sont faux, même dans leurs discours. Ils ne pensent pas pour la population. Ils voient leurs propres intérêts, mais ne voient pas ceux des autres. Pendant ce temps-là, des enfants n’ont pas les moyens d’aller à l’école parce que leurs parents n’ont pas d’argent pour les y envoyer, sans compter tous ceux qui n’ont rien à manger .C’est la classe des bourgeois qui, grâce à son argent, peut tout faire. Les Haïtiens existent, mais ils ne vivent pas solidaires comme un peuple. C’est vrai, nous avons pris notre indépendance, mais malgré cela, nous sommes toujours sous une forme d’esclavage, nous sommes colonisés par le mental et nous vivons dans un pays dans lequel les dirigeants ne se soucient pas des besoins de tous ceux qui vivent dans la pauvreté.

Cependant, on peut dire qu’il ait possible de changer le fonctionnement d’Haïti si nous, les jeunes du pays, en prenant conscience des problèmes de notre pays, nous travaillons pour qu’il y ait ce changement. On dit que « l’union fait la force », mais pour quoi faire ? Nous devons travailler ensemble pour que l’union puisse faire la force, en combattant contre la misère, la haine l’injustice et la guerre, pour que la paix règne.

Kettelie  GERVIL

Le changement est possible

 D’après moi, le changement est possible et je vais dire pourquoi je dis cela.

Vraiment, Haïti a besoin d’un changement total et capital. Beaucoup de personnes meurent de faim tandis que d’autres ont et gaspillent. La majorité des politiciens sont aveugles et ils se sentent fiers de leur méchanceté. En plus, la majorité des jeunes font de mauvaises choses. Ils se concentrent plutôt sur le sexe, sur la drogue et sur l’argent. Je pense qu’en réalité, chacun travail pour soi. Il n’y a pas de « têt ansanm » (unité). Peut-être qu’ils ne savent pas ce que dit notre devise : « l’union fait la force ». Il n’y a pas vraiment de stabilité politique. Pour qu’il y ait un changement dans notre pays, il faut que les autorités politiques prennent conscience des difficultés de notre pays, et que les jeunes changent de direction et se soucient de leur étude et de leur avenir. Notre pays est désastreux, mais nous pouvons le réparer par la prière et avec l’aide du Très Haut, nous ferons de grands exploits. 

 Sûjan BENOÎT 

La responsabilité de chacun et la solidarité vont changer Haïti

Oui, le changement est possible en Haïti parce que si tous les haïtiens sont solidaires, si les gens qui ont beaucoup d’argent mettent en place une chaîne de solidarité, voilà, le pays va devenir le plus grand pays du monde. Si le président au pouvoir est un homme responsable, voilà, notre pays sera  fort. Quand je serai grande, je veux être une femme responsable et honnête. Je suis très fière d’être haïtienne. 

Rebecca ALPHONSE

Les points d’actions nécessaires au changement en Haïti :

Moi je dis oui et oui ! Le changement est possible en Haïti si les haïtiens vivent comme des frères et sœurs. Lorsque le gouvernement n’agira plus de manière insensée, le changement sera possible. Je vais commenter les points grâce auxquels le changement est possible en Haïti.

Le partage : je parle du partage, parce que nous vivons dans une société non communiste, mais au contraire, capitaliste. Je veux que ceux et celles qui ont plus de moyens que les autres cherchent à aider ceux qui vivent dans des conditions misérables. La misère va diminuer et ce sera un point de départ au développement.

Après avoir terminé de parler du partage, je vais commenter l’éducation familiale, sexuelle et sportive.

Education familiale : de nos jours, il y a des parents qui n’ont pas de temps pour faire l’éducation de leurs enfants qui fréquentent n’importe quels amis, parfois de bons, mais le plus souvent de mauvais. Il arrive que ces enfants-là enfantent ce qui fait augmenter le nombre d’enfants ainsi que la misère et on retourne en arrière vers le sous-développement. 

Education sexuelle : c’est donc le manque d’éducation qui provoque la misère des familles.

Education sportive : certains d’enfants ont des talents en sport ne trouve pas l’opportunité de les exprimer. Je voudrais qu’il y ait  des centres sportifs pour les enfants afin qu’il puisse développer ses talents. Les sportifs qui perceraient dans leurs domaines pourraient devenir une ressource financière  pour le centre, ce qui serait un pas de plus vers le développement, parce que ce centre pourrait alors accueillir d’autres enfants.

Maintenant la santé : on peut avoir de l’argent en mains sans trouver de soins médicaux. Il faudrait qu’il y ait plus d’hôpitaux pour les haïtiens. Parfois, à cause du manque de moyens on ne peut fréquenter aucun hôpital.

Pour finir sur ses points, je vais vous parler de l’importance de la construction de centres d’accueil. En Haïti, il y a besoin de beaucoup de centres d’accueil  pour les nombreux enfants des rues, pour les enfants abandonnés, les orphelins, démunis, pour ceux qui subissent de mauvais traitements et pour les délinquants. 

Il faut également que le gouvernement mette l’accent sur l’agriculture qui reste l’activité prédominante dans les pays sous-développés. Il ne faut surtout pas la mépriser.

D’après moi, si vous mettez l’accent sur le partage, l’éducation, la santé, la construction de centres d’accueil   et  sur l’agriculture, avec la reconnaissance de la diaspora, le pays pourra se développer.

Jodalienne STERLIN

Tremblement de terre du 12 Janvier 2010 - Semaine du 9 Janvier 2017

Le 12 Janvier 2010

Comme nous le savons, Haïti est placée parmi les pays les plus pauvres du monde. Mais, parmi tous les problèmes auxquels Haïti a été confronté, l’année 2010 est considérée comme une époque marquante pour l’histoire d’Haïti parce qu’une  catastrophe naturelle s’est produite. C’était un mardi, à quatre heures de l’après-midi un terrible tremblement de terre est survenu. Ce dernier a presque détruit  toute la population Haïtienne. Il  y avait beaucoup de personnes tristes. Des maisons, des  écoles et des entreprises ont été détruites. Cet événement a causé une crise terrible dans le pays. Moi, j’ai  eu de  la chance  car  aucun membre de  ma  famille n’a été victime de cet événement. Mais, malgré cela, j’étais triste. Jusqu’à maintenant,  ça  me  fait mal au cœur parce que  ce  sont mes compatriotes les victimes. Depuis  ce  jour ,  nous,  les  Haïtiens , considérons  cette date  comme un  jour  inoubliable de notre  Histoire et le  12 janvier reste, chaque année, le  plus mauvais.

Kettelie GERVIL

Le choc de ma vie

Ce jour était le mardi 12 janvier 2010. J’étais sortie de l’école avec mon papa. En arrivant chez moi, je me suis mise à parler avec ma sœur en attendant l’arrivée de notre mère du travail. J’ai entendu la sonnerie du téléphone. C’était ma mère. Elle me demandait de dire à mon père de venir la chercher au centre-ville par ce qu’il y avait trop d’embouteillages. Mon père est allé la chercher et en y allant, il me dit d’étudier mes leçons. Vers 4h45 de l’après-midi la terre s’est mise à trembler et ma maison s’est effondrée. Nous étions trois à la maison : moi, ma sœur et mon cousin. J’avais 12 ans, ma sœur 13 ans et mon cousin 9 ans. On ne comprenait rien en voyant la maison par terre, on pensait que c’était seulement notre maison qui s’était effondrée. Mais non, Haïti était en deuil. On a retrouvé tous les membres de ma famille, sauf ceux qui étaient les plus chers pour moi : ma mère et mon père. Ils sont morts dans cette catastrophe et ce jour-là m’a séparé de la seule personne qui pouvait me comprendre : ma sœur. Je peux dire que ce jour n’a apporté que de la tristesse dans ma vie et je suis restée avec cette blessure au fond de moi. Je ne pourrais jamais cesser de penser à ma vie passée, heureuse avec mon père, ma mère et ma sœur. C’est avec les larmes aux yeux que j’écris l’idée principale de mes pensées, parce que cette histoire est toujours gravée dans ma mémoire. Même si je ris, je suis triste au fond de moi. Ce n’est pas parce que je ris que je suis contente. Personne ne pourra faire mon bonheur parce que les êtres les plus chers de ma vie sont morts. 

Rose-Mickelle MONCLAIR

La catastrophe de mon pays

C’était un mardi. Ce jour-là, je n’étais pas allé à l’école. J'étais restée chez moi toute seule. Vers 4h de l’après-midi, ma mère et moi sommes parties pour Carrefour Feuille, pour prier pendant toute la soirée. Comme ma mère avait l’habitude de passer visiter les malades de l’hôpital Sanatorium, elle pria avec eux. Après, nous sommes allées aux veillées de prières. Pendant que nous marchions sur la route, on entendit un gros bruit.

Ma mère dit : « C’est quoi ça ? » et je lui répondis : « Je ne sais pas ! ».

Ma mère dit « C’est un tourbillon ! ».

J’étais sur un pont sous lequel il y avait des porcs. Ma mère me dit de venir à côté d’elle. Je répondis : « Je reviens tout de suite. ».

Des gens qui étaient à côté demandaient : « Ho mon Dieu ! Où es-tu ? Pourquoi m’as-tu abandonné?». 

A ce moment-là, j’étais triste. Ma mère me dit que nous allions retourner chez nous pour aller voir les autres. Malheureusement, ma grand-mère est décédée ce jour-là et j’ai dormi dans la rue pendant 12 jours. 

Rebecca ALPHONSE 

Les ravages du 12 janvier

Oh ! Mardi 12 Janvier ! Que tu nous as fait du mal. Les gens dormaient dans les rues de Port-au-Prince... A toutes les zones touchées par le tremblement de terre : force et prospérité ! 

Ça fait 7 ans que ce tremblement de terre est arrivé. Mon pays, ma très chère Haïti. C’est avec la bouche tremblante et l’esprit troublé que je tiens ma plume pour vous qui avez été touché par cette catastrophe qui nous a fait souffrir. Vous qui êtes triste, mettez vos genoux par terre pour demander pardon pour les hommes qui ont été victime du 12 janvier. Je vous prie de prier pour ceux qui sont décédés, pour que leur âme soit sauvée. Le tremblement de terre a touché tout le monde. Même des dirigeants ont été porté disparus et des enfants ont été marginalisés pas ce qu’ils n’avaient plus famille pour les aider. Je suis très triste pour eux. Je les aime de tous mon cœur. Vous qui avez les moyens de les aider, aidez-les pour Dieu ! C’est par générosité que vous allez les aider.

Le 12 janvier nous a fait du mal, mais ce n’était pas la fin du monde. Il faut dépasser cet événement en vivant dans la paix et la joie.

Kendy LAGUERRE

Une date inoubliable pour les Haïtiens

Du 12 janvier 2010 au 12 janvier 2017 : cela fait 7 ans ! C’est de ce sujet dont je vais vous parler aujourd’hui.

Le 12 janvier 2010, vers 4h de l’après-midi, j’étais au bicentenaire chez un ami de mon père Jonas. Je jouais aux billes avec d’autres enfants devant une école et j’ai senti une secousse. Puis, à nouveau, j’ai senti la même secousse. Je ne comprenais pas ce qui se passait. J’ai vu que l’école, devant moi, allait me tomber dessus. J’ai couru vers ma maison. En rentrant, je me suis rendu compte que ma maison était remplie d’eau de mer. Je ne comprenais rien ! Je décidais de rester immobile et après quelques heures, mon père est venu me chercher pour  aller à Fontamara. En y allant j’ai croisé des gens blessés, des morts dans des brouettes et j’ai vu des maisons, des écoles, des églises, des hôpitaux et des voitures accidentés. Quand j’arrivai à Fontamara, il n’y avait pas de problème comme ceux  que j’avais  rencontré sur la route. Personne de ma famille n’a été victime. Par contre, d’autres familles ont péri ensemble en fêtant leur anniversaire ou pendant une réunion. Durant  ce séisme des enfants ont perdu leur père et leur mère et d’autres  ont perdu les personnes qui les aidaient à vivre. Des mères et des pères  ont perdu leur fils unique. Ce séisme apporta beaucoup de tristesse à des familles. Ce qui me touche particulièrement, c’est que des gens aient perdu leurs 2 mains, leurs 2 pieds ou leurs 4 membres d’un coup. Certaines familles n’ont même pas trouvé les corps de leurs proches pour les enterrer. Ce jour-là était vraiment catastrophique.

Aujourd’hui je présente mes condoléances à chacune des familles qui a perdu  les personnes qui la soutenaient pendant ce séisme. 

C’est avec beaucoup de tristesse et les larmes aux yeux que j’écris cet article. Je veux dire à chaque famille qui a mis son espoir en quelqu’un qui est mort pendant cet événement que Dieu est le consolateur de tous les hommes. Tout ce qui se passe a une raison bien déterminée. Séchez vos larmes, soyez courageux. Mettez vos espoirs en Dieu, car il peut tout faire. Rien ne lui est impossible.

Les conseils que je vous donne :

Soyez toujours prêts, car nous ne connaissons pas notre tour. Le 12 janvier 2010 c’était leur tour, personne ne vient sur terre pour rester. 

Les questions que je vous pose :

Avez-vous déjà reçu Dieu dans votre vie ? Vous êtes-vous préparé pour le retour du Christ ? Donnez-vous de l’eau à ceux qui ont soif, de la nourriture aux affamés, des visites aux malades et aux prisonniers, des habits à ceux qui sont nus, des soins aux malades ? Faites-vous la charité à ceux qui n’ont pas les moyens de vous la rendre ? 

Voilà les questions du jugement dernier ! Envoyez ces questions à vos amis. Si vous ne les partagez pas, je ne suis pas responsable de votre âme. Chaque jour, je suis à l’église. Je vous donne l’essentiel.

Merci à tous les pays qui nous ont aidés à traverser cette épreuve. Merci pour votre générosité, que le Seigneur soit avec vous !

Jodalienne STERLIN

Témoignage des enfants - Semaine du 2 Janvier 2017

La vie dans la Fondation Montesinos.

La vie de la Fondation Montesinos est parfaite, par rapport au commencement. 

Notre vie était un peu douloureuse, mais grâce à Père Charles, notre père directeur et fondateur qui travaille beaucoup pour nous et à nos donateurs qui nous aident, notre vie a commencé à s’améliorer. 

Je suis rentrée dans cette fondation en 2010 à l’âge de 12 ans et maintenant, j’ai 18 ans. Je suis en secondaire II. Je suis très fière et très heureuse de cette fondation-là, par ce que c’est elle qui m’instruit et m’éduque. Je l’aime et j’aime beaucoup Père Charles, les enfants et nos encadreurs. Nous, les enfants de la Fondation Montesinos, nous aimons beaucoup les arbres et les animaux. Nous avons pour objectif de protéger la nature. Nous avons pour but d’aider les autres enfants vulnérables du pays à devenir des citoyens honnêtes et à devenir des personnes responsables. Nous voulons travailler pour que nos rêves se réalisent, en priant le Dieu de l’univers.

Dans la fondation, nous avons appris tant de choses telles que : la broderie, le macramé, la musique, le basket-ball, etc. Père Charles veut que les enfants qui passent dans cette fondation réussissent leur vie. Il nous aime tant. Il nous conseille toujours et travaille beaucoup et très dur pour nous donner au minimum, tout ce dont nous avons besoin. Il est plus qu’un père pour nous. 

Pour moi personnellement, la vie dans la Fondation Montesinos est une vie meilleure et parfaite.

Julianna JULIEN

La résurrection d’une intelligence perdue

Je suis Jodalienne Sterlin, je suis née le 18 Août 2001 et j’ai 16 ans. Je suis en 4ème secondaire (9ème année fondamentale) à l’Institution Saint Dominique (ISD) qui se trouve à Titanyen, route nationale n°1, en face du commissariat. C’est une école congréganiste qui a été fondée en 2011, sous la mouvance d’un prêtre dominicain qui se nomme Père Charles Junior Moïse. Cette école fait partie de la Fondation Montesinos fondée en 2008, dans laquelle il y a aussi le Foyer Ecologique Pierre Salvetti fondé le 3 novembre 2011. 

Aujourd’hui, sur ce site internet, je vais vous expliquer mon évolution dans cette institution. Je fais partie des enfants du foyer. Je suis arrivée dans ce foyer un lundi, le 4 novembre 2012 et je suis rentrée à l’ISD le 5 novembre 2012. J’ai fait mes études primaires en trois ans et je suis arrivée en 6ème Secondaire (7ème AF) en 2015. Comme j’avais 8,50 de moyenne, je suis montée en 5ème secondaire (8ème AF) ou je n’ai passé que le premier contrôle, car, avec une moyenne de 8,61, la direction a décidé de m’envoyer en 4ème secondaire. Aujourd’hui, j’ai une moyenne de 7,15 et je suis deuxième de la classe. Voilà toute mon évolution !

Cette école-là n’est pas comme toutes les autres écoles congréganistes. Les frais scolaires sont à prix symbolique. En plus, elle permet aux élèves de pratiquer le basket-ball, la musique et le taekwondo gratuitement. Il y a aussi une grande bibliothèque à leur disposition et des cours de broderie et de couture. La direction veut mettre sur pied une salle audio-visuelle, mais n’en a pas encore les moyens économiques. 

Je voudrais qu’il y ait des subventions pour acheter les fournitures scolaires des élèves qui n’en ont pas les moyens, pour un pensionnat pour les élèves qui habitent très loin, ainsi que pour faire la clôture de la fondation pour plus de sécurité. Malgré ces difficultés financières, le directeur ne choisit pas n’importe quels enseignants pour mettre en face des élèves. Il choisit des normaliens et des normaliennes pour assurer notre avenir.

C’est un océan de plaisir pour moi d’écrire mon premier article sur ce site internet pour vous faire connaitre l’existence de l’ISD à Titanyen et partager mon expérience.

A la prochaine ! Car ce n’est pas la dernière fois que je vous écris !

Jodalienne STERLIN

La misère n’est pas éternelle

Je suis Laguerre Kendy. Je viens des Cayes. Je suis né en 1999, le 29 décembre. Ma mère s’appelle Lagerre Jakline. C’est une femme très gentille. Elle est ma mère et restera toujours ma mère. 

Quand j’étais petit, ma mère était toute seule. Mon père, je ne le connais pas. Je lui demandais toujours qui il était. Elle me répondait « il n’est pas là ». 

J’ai commencé à grandir et je suis arrivé dans la ville de Port-au-Prince en 2008. A l’époque, je n’étais pas scolarisé. Ma mère m’a envoyée vivre avec une dame qui s’appelait Mona. Ce n’était pas une bonne personne. Elle n’était pas gentille avec moi. Et elle n’était pas ma mère. 

En ce temps, la vie était incomparable à aujourd’hui. Quand j’étais petit, je demandais à Dieu une seule chose. Qu’il me face vivre dans un centre ou mourir. Il l’a fait pour moi, comme je lui demandais. Fais donc la volonté de Dieu et souviens-toi de sa bonté. Je vais dans la bonne direction. Celui et celle qui n’a pas encore Dieu doit se dépêcher. Lève tes pieds et remet toi la tête en place sans perdre de temps. Relevez-vous du pêché, du mensonge et des ténèbres, par ce que la vie de Jésus est immaculée. 

Je suis donc arrivé à Titanyen en 2012, à la fondation Montesinos, chez Père Charles. D’un coup, ma vie a changé. Mes souffrances se sont arrêtées. Maintenant, je vais à l’école et je suis musicien. Je joue du piano, du trombone et des percussions.

Merci Dieu de m’avoir donné la vie ! Ecoutez donc la leçon. Vous qui pensez que votre vie est finie, le bonheur est là, tout près.

Kendy LAGUERRE 

Ma vie dans la fondation Montesinos

Je suis Gervil Kettelie, je suis née le 28 octobre 1997 à l’Artibonite, dans la commune de Verrettes d’une famille qui vivait dans la pauvreté, c’est-à-dire que mes parents sont pauvres. Malgré cela, je les aime beaucoup par ce que dans la vie, ce n’est pas de savoir là où l’on est, mais là où l’on va qui est important. 

A l’âge de 13 ans, j’ai laissé ma famille et je suis venu dans la fondation Montesinos. C’était le 8 Octobre 2010. Depuis ce jour-là je mène une autre vie, et maintenant je suis âgée de 19 ans, je suis en secondaire II. Je pourrais dire que ma vie est déjà réussie après six ans d’expérience dans la fondation Montesinos, grâce à tout ce que j’ai appris. Je pense que si je vivais à l’extérieur de la Fondation Montesinos, je pourrais mettre en pratique tout ce que j’ai appris à la fondation pour mieux vivre. J’ai pour but de travailler sans cesse afin de devenir une citoyenne honnête, vertueuse, responsable pour l’honneur de ma famille et de mon Pays, en aidant les enfants les plus vulnérables. 

Comme j’ai l’habitude de le faire chaque jour, je dis merci à Dieu par ce qu’il a envoyé Père Charles et tous les donateurs et donatrices de la fondation Montesinos, pour faire de moi ce que je suis aujourd’hui. Je demandais à Dieu de les bénir chaque jour et spécialement Père Charles, qui est un père infatigable. Malgré mes désobéissances, il m’aime toujours.

Kettelie GERVIL 

Mon foyer pour la vie.

Bonjour, Bonsoir.

Je suis Jerry Calixte et j’ai 16 ans. J’ai 4 sœurs et 5 frères. Ma mère s’appelle Adeline Joseph et mon père Olince Calixte. C’est un grand plaisir de raconter mon histoire au sein du Foyer Montesinos.

Arrivé au foyer en 2012 à Titanyen, il n’y avait pas d’arbre ni d’eau. C’était un terrain très sec, très aride. En 2013, on a commencé à planter des arbres. 

En 2014, j’étais en 3ème AF (année fondamentale) et en 2015, j’ai fait trois classes à la fois : la 4ème, la 5ème et la 6ème AF. C’était beaucoup de travail. Je travaillais nuit et jour. J’ai commencé à pratiquer l’anglais à l’âge de 15 ans, en 7ème AF. Quand j’aurai terminé mes études, je voudrais être docteur.

A 14 ans, j’ai commencé à jouer de mon instrument préféré qui est la flûte traversière. Le maestro s’appelle Boirond. Je suis très bon en musique. Le professeur m’a fait changer d’instrument, pour le saxophone dont je joue maintenant. 

En 2015, toutes les plantes ont poussé. Le responsable de notre foyer a fait construire un terrain de basket. Sachez que tous les enfants peuvent jouer au basket ! Moi-même, je joue beaucoup et je rêve de devenir l’un des meilleurs basketteurs, comme Michel Jordan etc. Mais je ne suis pas très grand. 

J’aime le foyer comme moi-même. Le responsable s’appelle Père Charles Junior Moïse. C’est le meilleur père qu’on n’ait jamais vu. Je suis très content par ce que je vis dans un foyer qui a des adultes pour s’occuper des enfants. Mon moniteur s’appelle DIdiman Souisdor et Bernadette. Ils prennent soin des enfants. Et moi-même, je prends soin des arbres et des plus petits qui vivent au foyer.

Merci à tous.

Jerry CALIXTE

La famille Pierre Salvetti

Je suis Monclair Rose-Mickelle. J’ai 18 ans et je suis née le 17 juillet 1998. Je suis l’unique fille de ma mère et la deuxième fille de mon père. Je suis orpheline de père et de mère depuis le 12 janvier 2010. 

Après le séisme, j’étais dans la rue sur une place à Carrefour-Feuille avec ma famille. Quand je dis ma famille, je parle des sœurs et des frères de mon père. On a passé la nuit du 12 au 13 janvier 2010 dans la rue. Le mardi 13 janvier 2010, je ne savais pas si ma mère et mon père étaient morts. Je me sentais mal en pensant à mon avenir. J’ai entendu une voix qui m’appelait et c’était la voix de Père Charles. Il m’accueilli avec ma famille dans une maison qu’il a en plaine. Après, il est parti à la recherche de ma mère et de mon père, mais il n’a trouvé aucune trace d’eux. Ma famille m’a laissé sous la responsabilité de Père Charles. Je suis entrée au Foyer Ecologique Pierre Salvetti en 2011. Je n’avais pas de frère, j’avais une seule sœur. Maintenant, j’ai beaucoup de frères et sœurs. Je les aime beaucoup malgré le fait que la présence de ma mère, de mon père et de ma sœur me manque. Mais j’ai 2 amis qui me les font oublier et les enfants me donnent la joie de vivre malgré ma cicatrice. 

J’espère qu’avec la famille Pierre Salvetti, je réussirai ma vie. Père Charles est un homme de Dieu en pensant à fonder cette famille. Je dis famille par ce qu’en parlant d’orphelinat, Pierre Salvetti n’est pas un orphelinat, mais ressemble plutôt à une famille.

Rose-Mickelle MONCLAIR

Ma vie

Je réponds au nom de Sûjan Benoît, je suis née dans une famille extrêmement pauvre composée de sept personnes : ma mère, mes deux sœurs, mes deux frères et moi qui suis la plus jeune. Mon père est mort depuis 2008 et l’un de mes frères est décédé dans le tremblement de terre, à l’âge de 15 ans. Mon père était un « dictateur », et le jour de sa mort, le 24 mars, était une catastrophe parce que c’était lui le noyau de la famille. A ce moment-là, j’avais 7 ans. 

En 2007 mon père m’avait mise en pension à Cazeau chez les petites sœurs de Sainte Thérèse. J’étais tellement attachée à mes parents que je n’avais pas l’intention de rester. Je pleurais matin et soir, alors, les sœurs ont pris la décision de demander à mon père de venir me chercher. Quand il est venu, je l’ai vu en mauvais état. Il avait été victime d’une crise cardiaque et ses pieds étaient très enflés, ce qui l’empêchait de marcher pour prendre les camionnettes et rentrer chez nous. En plus, il portait ma grosse malle qui contenait tout ce que les sœurs m’avaient donné. Mais avec la faveur de Dieu, nous sommes arrivés et quelques mois après, Dieu fit appel à lui. 

Quand les sœurs apprirent cette nouvelle terrible, elles décidèrent de venir me chercher et je suis retournée chez elles, en septembre 2008. Auparavant, j’avais fait ma troisième année Kindergarden chez elles et je fis ma première année à l’Institution Classique Moderne, parce que leur école n’avait pas encore de classe primaire. J’ai fait ma deuxième,  ma troisième et ma quatrième année fondamentale à Cultura Centre d’Enseignement et ma cinquième et sixième années à Petite rivière de l’Artibonite dans une école qui porte le nom de Notre Dame du Perpétuel Secours. Après, je suis retournée à Port-au-Prince chez les sœurs. Elles m’ont envoyé dans une école qui s’appelle Institution de Formation Complète pour faire ma septième année fondamentale et après elles ont décidé de m’envoyer dans le foyer de la Fondation Montesinos à Titanyen. Le jour où je suis arrivée était le 1er Juillet 2015 et j’avais 14 ans. Cette fondation offre beaucoup de choses aux enfants. Par exemple de la musique, du basket-ball, du taekwondo, de l’artisanat, etc. Il y a cinq grands bâtiments qui forment notre école, une salle informatique et une bibliothèque qui sont à notre disposition. Il y a des enfants de Cabaret, de Port-au-Prince, d’Arcahaie, de la Source Matlas, de la Minoterie, de Canaran et d’autres lieux qui viennent dans notre école. Nos professeurs  sont très compétents. Ils sont tous normaliens. Nous, les enfants du foyer, nous vivons comme une famille et je pense que nous deviendrons de bons citoyens dont notre pays a besoin. Chaque jour, le fondateur de la Fondation Montesinos, qui est Père Charles Junior Moïse, nous encourage à faire tout ce qui est bien, bon et beau. Et je me sens heureuse.  Je suis heureuse !

Sûjan BENOÎT