Journal des Enfants du Foyer

Les enfants du Foyer sont invités, sur volontariat, à alimenter le journal de ce site internet. Ils sont accompagnés dans ce travail par des moniteurs qui les corrigent, ce qui leur permettra de faire des progrès en français. Chaque semaine, un sujet est choisi. Voici ce qu'ils ont à dire...

 

Retour sur la sortie de fin d’année au Cap Haïtien 

 

Salut à toutes et à tous,

Avant de présenter mon histoire qui a été baser sur l’avenir de mon pays, donnez-moi d’abord une chance de me présenter. Je réponds au nom de Magélis Lousena, je suis âgé de 16 ans, j’habite à Source Matelas dans une petite localité qui s’appelle Grand Chemin. Je veux parler de la citadelle de la ferrière non pas seulement la citadelle mais aussi du palais sans soucis. Je pense et je crois que la citadelle de la ferrière était un lieu touristique. Je pense que le général Henri Christophe était très dur avec les esclaves, c’était vraiment dur pour eut de travailler jusqu’au haut du sommet. J’aimerais que le reste de la citadelle soit bâtis et à l’intérieur de la citadelle trouver des piscines, un restaurant, un hôtel et tout ce qui concerne l’économie. Reconstruire aussi la route qui mène à la citadelle. Pour terminer, je veux que la citadelle et le palais sans soucis soient plus grand et plus beau, même si cela est dur, c’est mon rêve la plus chère. Avec ce lieu touristique qu'Haïti soit plus grand, plus fleuri et devienne plus beau qu'hier. J’espère que mon rêve soit réalisé. 

Magélis Lousena

 

Bonjour tout le monde, Je suis Charles Chrisly.

Avant que je commence, laissez-moi présenter une visite que j’ai vécue à la citadelle la ferrière, mais pas seulement la citadelle la ferrière mais aussi le palais sans soucis. Ça m’a fait pleurer quand j’ai vu notre citadelle. N’oubliez pas qui a bâti cette citadelle, c’était le roi Christophe avec ses escales. Mais aujourd’hui regarder notre citadelle, elle a besoin d’être reconstruite. Si je rencontre le président Jovenel Moïse, la première chose à dire c’est la citadelle, lui dire comment doit-on reconstruire notre palais de sans souci. ? On rassemble beaucoup d’hommes forts pour construire notre palais, pour mettre un téléphérique du palais de sans souci à la citadelle la ferrière. Il y aura beaucoup de caméras, des personnes pour guider les touristes. Si vous faites tout ça pour notre citadelle, j’espère qu’un jour notre pays va devenir un si beau pays, le plus beau du monde entier. Si vous travaillez pour reconstruire notre citadelle la ferrière, elle va devenir un très beau mussé de notre pays. Je vous demande d’y réfléchir, notre citadelle est dévêtue, il faut la revêtir. Je remercie tous ceux qui mon écouter attentivement, merci.

Charles Chrisly.

 

 

Je suis Monclair Rose-Michelle et je suis en classe de Rhéto. J’ai participé à une sortie touristique avec mon établissement scolaire. Je vais vous parler un peu de cette sortie. Cette sortie a eu lieu au Cap Haïtien le vendredi 2 juin 2017, pendant le voyage on s’est arrêté à st Marc dont je vous parle avec fierté. On s’est aussi arrêté à Gonaïves, pour écouter deux élèves qui ont présenté la ville, on a mangé et discuter un peu. On est arrivé au cap à 11 heures du soir, on s’est douché et on s’est mis au lit.  Dès le lendemain on s’est réveillé on a pris notre petit déjeuner et nous sommes partis pour visiter la ville du cap, on est allé a Vertiere pour vous dire Vertiere à une très grande importance dans notre histoire et après ses visites on est à l’église pour remercier dieu de cette belle journée que nous avions passé, nous avons soupé et dormis. Le lendemain on s’est réveillé très tôt pour aller visiter le palais sans soucis et la citadelle d’Henry Christophe. J’ai beaucoup appris de ces visites, les musiciens de notre école ont joué des musiques haïtiennes, nous avons mangé et sommes retournés à Vaudreuil pour remercier dieu de cette belle journée. Le lendemain c’était le jour de notre retour, on s’est bien amusé et j’ai beaucoup appris. Mais je n’étais pas très fière de mon pays, le cap haïtien étant la seconde ville du pays, ce n’était pas beau à voir. J’ai une envie folle de parler aux gens du gouvernent pour leur demander de restaurer le palais sans soucis et la citadelle, ainsi que tous les lieux touristiques. Je remercie dieu et aussi Père Charles de ce beau séjour qu’on a passé ensemble, merci.

Monclair Rose-Michelle

 

C’est un plaisir pour moi de dire ce qui m’a plu durant la sortie touristique à la citadelle la ferrière. Ce qui m’a plus en premier, c’est l’endroit, le logement où l’on trouvait ce que l’on voulait. Les repas étaient si bons. La visite du Cap en autobus, la visite à sans souci, où l’on trouvait un guide qui nous expliquait, j’ai appris beaucoup de choses. Le plus amusant était la citadelle la ferrière où il y avait un tas de choses à connaitre, j’avais rêvé de la voir. Par exemple : les canons, les chambres royales, les monuments historiques conservés. Je m’amusais comme si j’étais chez moi, sans oublier la journée à la mer à Montrouis qui étais si amusante. Ce que j’ai détesté est principalement le retard qu’on avait pris qui nous a fait annuler beaucoup d’heures de voyage. L’heure d’arrivée était humiliante. La montagne à la citadelle, oh elle était très difficile ! C’est tout ce que j’avais à dire. Je remercie Dieu de nous avoir protégé et merci à Père junior de l’avoir organisé.

Destin Méina

 

 

 

Bonjour, on me nomme Marvens Joseph, élève secondaire 1 à l’Institution Saint Dominique année académique 2016-2017. Durant cette année l’Institution Saint Dominique nous a fait un grand privilège, en nous accordant 4 sorties touristiques. La première se fessait dans le musée de MUPANAH, la deuxième à marchand Dessaline, la troisième à la citadelle de la ferrière et la dernière se fera à Gressier. Ce qui m’a le plus marquer, c’est la sortie touristique à la citadelle. Pour moi la sortie à la citadelle c’était exceptionnel, sans mentir je le méritais bien parce que j’ai l’habitude de voir dans les livres, là je le vois avec mes propres yeux. Nous avons visité ensemble la Vertières là où à faits le portrait des nègres qui ont survécu à la bataille de Vertières, nous avons visité aussi la cathédrale à Milot, waw pour moi c’était une légende, je me demande parfois quel courage j’aurai à construire cette construction exceptionnelle. Nous avons visité le palais sans souci là où avait vécu le roi Christophe et la Reine ont à appris que le palais est construit sur 8 hectares de terre, il nous faut d’abord passer dans le palais de sans souci pour monter vers la citadelle. Sans mentir, nous avons parcouru 7 km à pied jusqu’à la citadelle, on a pris 2h30 de temps pour monter là-haut, ooff !!! En arrivant là-haut ce que je voyais, je n’en croyais pas mes yeux, je voyais un immense bâtiment, waw ! C’était génial et super bien !! Nous avons pu pénétrer dedans et monté là-haut et ainsi nous dominons toute la ville, tous les monts et plaines. La citadelle à plusieurs chambres nous avons visité une prison, une chambre mystique. La tombe du beau frère Christophe qui avait brulé et jeté dans un puits et enfin nous avons visité les boulets de canon qui ont été préservés pour les Français. La citadelle a été construit de 970m de hauteur environ et Christophe voulait augmenter la hauteur mais il n’a pas eu le temps de le faire ; Il s’est suicidé le 8 octobre 1870 avec une balle en or. Mon souhait c’est d’avoir des téléphériques sortant du palais de sans souci jusqu’à la citadelle, ce serait beaucoup mieux pour les touristes. Vous les autorités, si vous acceptez mon petit conseil vous verrez bien que chaque année les touristes viendront visiter ces beaux sites touristiques. Encore un souhait, ce serait mieux de restauré ces lieux touristiques car ils sont extrêmement usés. Enfin cette journée c’était génial, super, exceptionnel pour moi. Nous nous sommes beaucoup amusés et nous avons beaucoup appris sur la citadelle et tant d’autres choses comme le musé de Limbé, la grande cathédrale à Milot ect…    Je vous dis tous déjà merci et à bientôt.

Marvens Joseph

 

 

 

Je réponds au nom de Jean Pierre Falonne, je fréquente la classe de Rhéto. Je vais vous faire part d’une sortie qui a eu lieu au Nord (Cap haïtien). C’était vendredi 2 juin 2017, le révérend Père Charles Moise Junior nous à proposer une sortie au cap haïtien. Je suis sortie de chez moi à 7h du matin pour arriver à l’institution Saint Dominique (I.S.D). Dès mon arriver, je suis rentré à l’Eglise pour participé à la messe. Avant notre départ Père Charles m’a proposé en arrivant à St marc que je puisse introduire la ville, parler un peu de cette ville et je l’ai fait avec beaucoup de fierté. J’aime beaucoup cette école, nous sommes arrivés à Gonaïves vers quatre heures, on est resté là-bas pour manger, discuter. On est partis de Gonaïves à 6h et on est arrivé au Cap haïtien à 11heures du soir, on c’est juste doucher et on est allé au lit. Le lendemain le samedi 3 juin on c’est réveiller vers 7h du matin pour aller à Verrières, on a fait le tour de la ville. J’étais si heureuse, après on s’est retrouvé à l’endroit où nous avons descendu, on s’est doucher et aller à l’église pour remercier notre grand dieu de nous avoir protéger durant la journée. Nous avons souper et on est allé au dortoirs pour nous reposer, dès le lendemain très tôt vers 5h du matin on s’est déplacer en ville pour aller au palais de sans soucis et à la citadelle la ferrière . On est arrivé à 8h, on a visité, il y avait un guide pour nous expliquer l’histoire de la citadelle et les musiciens de mon école ont joué la musique, on a mangé et on s’est retrouver à Bordreuil, on a pris la douche puis aller à la messe. Malgré que nous étions fatigué on a souper et nous nous somme coucher. Le lendemain on s’est levé à 4h pour rentrer nous avons mangé dans le bus, dès notre arriver à Montlouis on est descendu pour manger des mangues et après nous sommes rentré chez nous ? Je n’ai jamais vu une école comme celle-là, je remercie Père Charles Moise pour se séjour.

Jean Pierre Falonne

 

 

Dans une école, chaque année scolaire, il y a toujours des sorties. Des sorties touristiques ou des sorties de distraction. Eh bien, nous les élèves de l’institution Saint Domingue (ISD), nous avons participé à une sortie touristique, je vais vous présenter notre parcours. Cette sortie touristique a été organiser à la citadelle de la ferrière (Cap haïtien) au nord du pays. En arrivant à 00h environ, nous ne pouvions rien faire qu’aller dormir parce que nous arrivons très tard à cause d’un problème causé par le bus. Le lendemain, nous nous réveillions très tard, parce que nous étions très fatigués et cette journée étais, une journée de repos, mais malgré tous dans cette journée-là, nous avons visité Vertiere et la ville du Cap haïtien ainsi que la cathédrale. Apres dimanche, très tôt, nous étions en bus pour aller visiter le lieu prévu qui est la citadelle la ferrière à Milot et le palais sans souci dans ce lieu-là, j’arrivais à savoir beaucoup de chose dans l’histoire de mon pays à propos d’Henri Christophe par ce que ces choses-là ont été construites par Henri Christophe. Pendant toute la journée, nous étions à Milot jusqu’à 14h environ. En dernier lieu, en arrivant à Vaudreuil après l’Eglise St François de Vaudreuil et après la messe, c’était le soupée et le couvre-feu. Lundi le jour du départ très tôt en bus pour Titanyen. Pour conclure, je dirais que c’était une sortie réussit, car il y avait aucune grave difficulté au cours de cette sortie. Nous remercions tous les supporteurs de l’Ecole et le révérend Père Junior Charles Moise qui ont rendu possible la réalisation de cette sortie.

Lainé Fredens

 

 

 

Salut tout le monde, avant de commencé, laissez-moi me présenté.

Je suis Emmanuel Charles, j’habite à Source Matelas, dans une petite localité qui s’appelle Borne, j’ai 21 ans, mon école se trouve à Titanyen, elle s’appelle L’institution Saint Dominique (I.S.D).  Aujourd’hui, je suis là pour vous paré de la citadelle la ferrière, pas seulement la citadelle mais aussi le palais de sans souci qui se trouve à Milot. Ça me donne beaucoup de peine et de tristesse, Henry Christophe étais un homme très brave, très fort, très galant. Avec toute cette force, il a construit cette citadelle, pourquoi ça me donne beaucoup de peine, c’est par ce que notre citadelle est dévêtu. Réfléchissez bien, regarder bien notre citadelle, que pensez-vous de notre citadelle la ferrière ? J’ai besoin de notre force pour la reconstruire. J’ai fait un rêve, je vies le palais devenir un si beau, comme un château d’un roi, c’était les hommes que j’ai vue entrain de reconstruire le palais et la citadelle. La citadelle était devenue plus haute et plus belle. Il y avait des cameras partout, et beaucoup de statues en or sur le chemin du palais de sans soucis et pour aller à la citadelle. Pour entrer dans la porte de la citadelle, je vue deux statues une à droite et une à gauche, c’étaient des statues de Dessalines et Henry Christophe. Je vous demande à tous ceux et à celle, je m’adresse aussi au président de notre pays de faire quelque chose pour le palais et la citadelle. Je vous garantis que si vous la faite, pour nous mais aussi pour vous je vous garantit qu’un jour notre ays deviendra plus beau et plus fort. Merci à vous tous.

Emmanuel Charles

 

 

 

Je viens pour vous relater en quelques lignes l’assassinat de Jean Jacques Dessalines.

Jean Jacques Dessalines née le 20 septembre 1758 à la grande rivière du Nord. En 1801 il se marie avec Claire Heureuse Dessalines est un noir créole par ce qu’il est né dans la colonie. Il était le seul qui passe de l’esclave à empereur, il était un esclave de deux maitre un blanc et un affranchi. Pétion et Boyer a incarné le vol, le pillage, la corruption dans la nation. Ils sont détracteurs de Dessalines. Dessalines est le promoteur du communisme dans la colonie. Il a lutté contre le racisme, pour lui les biens de la nation doivent être partager avec équité et il a lutter contre la corruption, le vol, le pillage dans l’administrations de la colonie. On dit que le vrai nom de Dessalines est Dessalines du Claude.

Dessalines a pris plusieurs mesures pour conserver l’indépendance :

-          Le massacre des français est la première mesure politique prise par Dessalines pour conserver l’indépendance.

-          La deuxième mesure que Dessalines a prise pour conserver l’indépendance du pays est la fortification.

-          La troisième mesure que Dessalines a prise est la campagne de l’est, c’est une mesure géopolitique et géostratégique.

-          La quatrième mesure prise est l’intervention de l’état dans les affaires économique du pays.

Les idéologies de Jean Jacques Dessalines sont :

-          Le principe de l’intégrité territoriale.

-          Le principe de l’égalité et de la justice sociale.

Dessalines est assassiné au pont-l’Arnage par les détracteurs le 17 octobre 1806 à l’Age de 48 ans.

Enfin c’est tous ce que j’avais dans ma petite tête sur l’assassinat de notre empereur Jean Jacques Dessalines.

D’après moi je pense que la sortie a été bien préparé et bien planifier pour moi j’ai appris beaucoup de chose dans cette sortie, dans cette sortie j’ai visiter Verrière et la citadelle la ferrière grâce a père Charles et à dieu. Je dois vous dire comment a été la journée pour moi, sur la route il y avait moi, mes camarades et mes professeurs, nous marchons ensemble et tout à coup il y avait père Charles qui ne pouvait pas marcher et sœur Kettely elle ne pouvait pas marcher aussi. Pour moi cette journée était formidable, fantastique, une journée de détente. Je ne sais pas pour les autres mais pour moi c’était agréable. Tous les autres et moi devons remerciez dieu de t’avoir donné cette idée. Merci grâce à toi et mon père, je vais avoir l’occasion de connaitre, de visiter plusieurs choses.

 Mes idéologies pour la citadelle la ferrière :

-          En tant qu’élève de l’institution Saint Dominique je vais donner mes idées pour prendre en charge la citadelle la ferrière.

-          Si j’avais le droit de parler avec le Président d’Haïti on prendrait le temps pour parler.

-          Parlons ensemble de la route, bon c’est assez long pour les personnes qui vienne après nous.

-          Un ascenseur ou un téléphérique serait plus efficace pour les personnes qui veulent allez visiter.

-          Nous voudrons parler face à face avec le président et je veux qu’il prenne une décision sur ces choses-là

-          Je crois en dieu et toi Père Charles, nous pouvons gagner cette bataille, comme nous avons gagné la bataille de Verrière.

 

Merci, Gistin Patrice Junior

 

 

 

 

 

 

Le changement est-il possible en Haïti? - Semaine du 16 Janvier

Les jeunes peuvent changer Haïti !

A mon avis, il  sera  difficile  de changer Haïti,  mais je  peux dire qu’il  serait possible de changer le pays si on le  veut.

Pourquoi est-il difficile de changer Haïti ?

Pour qu’il y ait un changement dans un pays, il faut d’abord une stabilité politique. En Haïti, il n’y en a pas vraiment. Je pense que dans tous les pays, quand un peuple a choisi une personne comme président ou sénateur quelconque pour diriger, il est demandé à cette  personne d’agir pour le peuple sur le plan social et économique. Sur le plan social, il doit se demander comment peut-il faire pour construire des écoles, des hôpitaux, des entreprises, créer des emplois pour la population et créer  des activités pour les jeunes du pays. En Haïti, ce n’est pas le cas. On ne respecte même pas le droit de vote. Les politiciens sont faux, même dans leurs discours. Ils ne pensent pas pour la population. Ils voient leurs propres intérêts, mais ne voient pas ceux des autres. Pendant ce temps-là, des enfants n’ont pas les moyens d’aller à l’école parce que leurs parents n’ont pas d’argent pour les y envoyer, sans compter tous ceux qui n’ont rien à manger .C’est la classe des bourgeois qui, grâce à son argent, peut tout faire. Les Haïtiens existent, mais ils ne vivent pas solidaires comme un peuple. C’est vrai, nous avons pris notre indépendance, mais malgré cela, nous sommes toujours sous une forme d’esclavage, nous sommes colonisés par le mental et nous vivons dans un pays dans lequel les dirigeants ne se soucient pas des besoins de tous ceux qui vivent dans la pauvreté.

Cependant, on peut dire qu’il ait possible de changer le fonctionnement d’Haïti si nous, les jeunes du pays, en prenant conscience des problèmes de notre pays, nous travaillons pour qu’il y ait ce changement. On dit que « l’union fait la force », mais pour quoi faire ? Nous devons travailler ensemble pour que l’union puisse faire la force, en combattant contre la misère, la haine l’injustice et la guerre, pour que la paix règne.

Kettelie  GERVIL

Le changement est possible

 D’après moi, le changement est possible et je vais dire pourquoi je dis cela.

Vraiment, Haïti a besoin d’un changement total et capital. Beaucoup de personnes meurent de faim tandis que d’autres ont et gaspillent. La majorité des politiciens sont aveugles et ils se sentent fiers de leur méchanceté. En plus, la majorité des jeunes font de mauvaises choses. Ils se concentrent plutôt sur le sexe, sur la drogue et sur l’argent. Je pense qu’en réalité, chacun travail pour soi. Il n’y a pas de « têt ansanm » (unité). Peut-être qu’ils ne savent pas ce que dit notre devise : « l’union fait la force ». Il n’y a pas vraiment de stabilité politique. Pour qu’il y ait un changement dans notre pays, il faut que les autorités politiques prennent conscience des difficultés de notre pays, et que les jeunes changent de direction et se soucient de leur étude et de leur avenir. Notre pays est désastreux, mais nous pouvons le réparer par la prière et avec l’aide du Très Haut, nous ferons de grands exploits. 

 Sûjan BENOÎT 

La responsabilité de chacun et la solidarité vont changer Haïti

Oui, le changement est possible en Haïti parce que si tous les haïtiens sont solidaires, si les gens qui ont beaucoup d’argent mettent en place une chaîne de solidarité, voilà, le pays va devenir le plus grand pays du monde. Si le président au pouvoir est un homme responsable, voilà, notre pays sera  fort. Quand je serai grande, je veux être une femme responsable et honnête. Je suis très fière d’être haïtienne. 

Rebecca ALPHONSE

Les points d’actions nécessaires au changement en Haïti :

Moi je dis oui et oui ! Le changement est possible en Haïti si les haïtiens vivent comme des frères et sœurs. Lorsque le gouvernement n’agira plus de manière insensée, le changement sera possible. Je vais commenter les points grâce auxquels le changement est possible en Haïti.

Le partage : je parle du partage, parce que nous vivons dans une société non communiste, mais au contraire, capitaliste. Je veux que ceux et celles qui ont plus de moyens que les autres cherchent à aider ceux qui vivent dans des conditions misérables. La misère va diminuer et ce sera un point de départ au développement.

Après avoir terminé de parler du partage, je vais commenter l’éducation familiale, sexuelle et sportive.

Education familiale : de nos jours, il y a des parents qui n’ont pas de temps pour faire l’éducation de leurs enfants qui fréquentent n’importe quels amis, parfois de bons, mais le plus souvent de mauvais. Il arrive que ces enfants-là enfantent ce qui fait augmenter le nombre d’enfants ainsi que la misère et on retourne en arrière vers le sous-développement. 

Education sexuelle : c’est donc le manque d’éducation qui provoque la misère des familles.

Education sportive : certains d’enfants ont des talents en sport ne trouve pas l’opportunité de les exprimer. Je voudrais qu’il y ait  des centres sportifs pour les enfants afin qu’il puisse développer ses talents. Les sportifs qui perceraient dans leurs domaines pourraient devenir une ressource financière  pour le centre, ce qui serait un pas de plus vers le développement, parce que ce centre pourrait alors accueillir d’autres enfants.

Maintenant la santé : on peut avoir de l’argent en mains sans trouver de soins médicaux. Il faudrait qu’il y ait plus d’hôpitaux pour les haïtiens. Parfois, à cause du manque de moyens on ne peut fréquenter aucun hôpital.

Pour finir sur ses points, je vais vous parler de l’importance de la construction de centres d’accueil. En Haïti, il y a besoin de beaucoup de centres d’accueil  pour les nombreux enfants des rues, pour les enfants abandonnés, les orphelins, démunis, pour ceux qui subissent de mauvais traitements et pour les délinquants. 

Il faut également que le gouvernement mette l’accent sur l’agriculture qui reste l’activité prédominante dans les pays sous-développés. Il ne faut surtout pas la mépriser.

D’après moi, si vous mettez l’accent sur le partage, l’éducation, la santé, la construction de centres d’accueil   et  sur l’agriculture, avec la reconnaissance de la diaspora, le pays pourra se développer.

Jodalienne STERLIN

Tremblement de terre du 12 Janvier 2010 - Semaine du 9 Janvier 2017

Le 12 Janvier 2010

Comme nous le savons, Haïti est placée parmi les pays les plus pauvres du monde. Mais, parmi tous les problèmes auxquels Haïti a été confronté, l’année 2010 est considérée comme une époque marquante pour l’histoire d’Haïti parce qu’une  catastrophe naturelle s’est produite. C’était un mardi, à quatre heures de l’après-midi un terrible tremblement de terre est survenu. Ce dernier a presque détruit  toute la population Haïtienne. Il  y avait beaucoup de personnes tristes. Des maisons, des  écoles et des entreprises ont été détruites. Cet événement a causé une crise terrible dans le pays. Moi, j’ai  eu de  la chance  car  aucun membre de  ma  famille n’a été victime de cet événement. Mais, malgré cela, j’étais triste. Jusqu’à maintenant,  ça  me  fait mal au cœur parce que  ce  sont mes compatriotes les victimes. Depuis  ce  jour ,  nous,  les  Haïtiens , considérons  cette date  comme un  jour  inoubliable de notre  Histoire et le  12 janvier reste, chaque année, le  plus mauvais.

Kettelie GERVIL

Le choc de ma vie

Ce jour était le mardi 12 janvier 2010. J’étais sortie de l’école avec mon papa. En arrivant chez moi, je me suis mise à parler avec ma sœur en attendant l’arrivée de notre mère du travail. J’ai entendu la sonnerie du téléphone. C’était ma mère. Elle me demandait de dire à mon père de venir la chercher au centre-ville par ce qu’il y avait trop d’embouteillages. Mon père est allé la chercher et en y allant, il me dit d’étudier mes leçons. Vers 4h45 de l’après-midi la terre s’est mise à trembler et ma maison s’est effondrée. Nous étions trois à la maison : moi, ma sœur et mon cousin. J’avais 12 ans, ma sœur 13 ans et mon cousin 9 ans. On ne comprenait rien en voyant la maison par terre, on pensait que c’était seulement notre maison qui s’était effondrée. Mais non, Haïti était en deuil. On a retrouvé tous les membres de ma famille, sauf ceux qui étaient les plus chers pour moi : ma mère et mon père. Ils sont morts dans cette catastrophe et ce jour-là m’a séparé de la seule personne qui pouvait me comprendre : ma sœur. Je peux dire que ce jour n’a apporté que de la tristesse dans ma vie et je suis restée avec cette blessure au fond de moi. Je ne pourrais jamais cesser de penser à ma vie passée, heureuse avec mon père, ma mère et ma sœur. C’est avec les larmes aux yeux que j’écris l’idée principale de mes pensées, parce que cette histoire est toujours gravée dans ma mémoire. Même si je ris, je suis triste au fond de moi. Ce n’est pas parce que je ris que je suis contente. Personne ne pourra faire mon bonheur parce que les êtres les plus chers de ma vie sont morts. 

Rose-Mickelle MONCLAIR

La catastrophe de mon pays

C’était un mardi. Ce jour-là, je n’étais pas allé à l’école. J'étais restée chez moi toute seule. Vers 4h de l’après-midi, ma mère et moi sommes parties pour Carrefour Feuille, pour prier pendant toute la soirée. Comme ma mère avait l’habitude de passer visiter les malades de l’hôpital Sanatorium, elle pria avec eux. Après, nous sommes allées aux veillées de prières. Pendant que nous marchions sur la route, on entendit un gros bruit.

Ma mère dit : « C’est quoi ça ? » et je lui répondis : « Je ne sais pas ! ».

Ma mère dit « C’est un tourbillon ! ».

J’étais sur un pont sous lequel il y avait des porcs. Ma mère me dit de venir à côté d’elle. Je répondis : « Je reviens tout de suite. ».

Des gens qui étaient à côté demandaient : « Ho mon Dieu ! Où es-tu ? Pourquoi m’as-tu abandonné?». 

A ce moment-là, j’étais triste. Ma mère me dit que nous allions retourner chez nous pour aller voir les autres. Malheureusement, ma grand-mère est décédée ce jour-là et j’ai dormi dans la rue pendant 12 jours. 

Rebecca ALPHONSE 

Les ravages du 12 janvier

Oh ! Mardi 12 Janvier ! Que tu nous as fait du mal. Les gens dormaient dans les rues de Port-au-Prince... A toutes les zones touchées par le tremblement de terre : force et prospérité ! 

Ça fait 7 ans que ce tremblement de terre est arrivé. Mon pays, ma très chère Haïti. C’est avec la bouche tremblante et l’esprit troublé que je tiens ma plume pour vous qui avez été touché par cette catastrophe qui nous a fait souffrir. Vous qui êtes triste, mettez vos genoux par terre pour demander pardon pour les hommes qui ont été victime du 12 janvier. Je vous prie de prier pour ceux qui sont décédés, pour que leur âme soit sauvée. Le tremblement de terre a touché tout le monde. Même des dirigeants ont été porté disparus et des enfants ont été marginalisés pas ce qu’ils n’avaient plus famille pour les aider. Je suis très triste pour eux. Je les aime de tous mon cœur. Vous qui avez les moyens de les aider, aidez-les pour Dieu ! C’est par générosité que vous allez les aider.

Le 12 janvier nous a fait du mal, mais ce n’était pas la fin du monde. Il faut dépasser cet événement en vivant dans la paix et la joie.

Kendy LAGUERRE

Une date inoubliable pour les Haïtiens

Du 12 janvier 2010 au 12 janvier 2017 : cela fait 7 ans ! C’est de ce sujet dont je vais vous parler aujourd’hui.

Le 12 janvier 2010, vers 4h de l’après-midi, j’étais au bicentenaire chez un ami de mon père Jonas. Je jouais aux billes avec d’autres enfants devant une école et j’ai senti une secousse. Puis, à nouveau, j’ai senti la même secousse. Je ne comprenais pas ce qui se passait. J’ai vu que l’école, devant moi, allait me tomber dessus. J’ai couru vers ma maison. En rentrant, je me suis rendu compte que ma maison était remplie d’eau de mer. Je ne comprenais rien ! Je décidais de rester immobile et après quelques heures, mon père est venu me chercher pour  aller à Fontamara. En y allant j’ai croisé des gens blessés, des morts dans des brouettes et j’ai vu des maisons, des écoles, des églises, des hôpitaux et des voitures accidentés. Quand j’arrivai à Fontamara, il n’y avait pas de problème comme ceux  que j’avais  rencontré sur la route. Personne de ma famille n’a été victime. Par contre, d’autres familles ont péri ensemble en fêtant leur anniversaire ou pendant une réunion. Durant  ce séisme des enfants ont perdu leur père et leur mère et d’autres  ont perdu les personnes qui les aidaient à vivre. Des mères et des pères  ont perdu leur fils unique. Ce séisme apporta beaucoup de tristesse à des familles. Ce qui me touche particulièrement, c’est que des gens aient perdu leurs 2 mains, leurs 2 pieds ou leurs 4 membres d’un coup. Certaines familles n’ont même pas trouvé les corps de leurs proches pour les enterrer. Ce jour-là était vraiment catastrophique.

Aujourd’hui je présente mes condoléances à chacune des familles qui a perdu  les personnes qui la soutenaient pendant ce séisme. 

C’est avec beaucoup de tristesse et les larmes aux yeux que j’écris cet article. Je veux dire à chaque famille qui a mis son espoir en quelqu’un qui est mort pendant cet événement que Dieu est le consolateur de tous les hommes. Tout ce qui se passe a une raison bien déterminée. Séchez vos larmes, soyez courageux. Mettez vos espoirs en Dieu, car il peut tout faire. Rien ne lui est impossible.

Les conseils que je vous donne :

Soyez toujours prêts, car nous ne connaissons pas notre tour. Le 12 janvier 2010 c’était leur tour, personne ne vient sur terre pour rester. 

Les questions que je vous pose :

Avez-vous déjà reçu Dieu dans votre vie ? Vous êtes-vous préparé pour le retour du Christ ? Donnez-vous de l’eau à ceux qui ont soif, de la nourriture aux affamés, des visites aux malades et aux prisonniers, des habits à ceux qui sont nus, des soins aux malades ? Faites-vous la charité à ceux qui n’ont pas les moyens de vous la rendre ? 

Voilà les questions du jugement dernier ! Envoyez ces questions à vos amis. Si vous ne les partagez pas, je ne suis pas responsable de votre âme. Chaque jour, je suis à l’église. Je vous donne l’essentiel.

Merci à tous les pays qui nous ont aidés à traverser cette épreuve. Merci pour votre générosité, que le Seigneur soit avec vous !

Jodalienne STERLIN

Témoignage des enfants - Semaine du 2 Janvier 2017

La vie dans la Fondation Montesinos.

La vie de la Fondation Montesinos est parfaite, par rapport au commencement. 

Notre vie était un peu douloureuse, mais grâce à Père Charles, notre père directeur et fondateur qui travaille beaucoup pour nous et à nos donateurs qui nous aident, notre vie a commencé à s’améliorer. 

Je suis rentrée dans cette fondation en 2010 à l’âge de 12 ans et maintenant, j’ai 18 ans. Je suis en secondaire II. Je suis très fière et très heureuse de cette fondation-là, par ce que c’est elle qui m’instruit et m’éduque. Je l’aime et j’aime beaucoup Père Charles, les enfants et nos encadreurs. Nous, les enfants de la Fondation Montesinos, nous aimons beaucoup les arbres et les animaux. Nous avons pour objectif de protéger la nature. Nous avons pour but d’aider les autres enfants vulnérables du pays à devenir des citoyens honnêtes et à devenir des personnes responsables. Nous voulons travailler pour que nos rêves se réalisent, en priant le Dieu de l’univers.

Dans la fondation, nous avons appris tant de choses telles que : la broderie, le macramé, la musique, le basket-ball, etc. Père Charles veut que les enfants qui passent dans cette fondation réussissent leur vie. Il nous aime tant. Il nous conseille toujours et travaille beaucoup et très dur pour nous donner au minimum, tout ce dont nous avons besoin. Il est plus qu’un père pour nous. 

Pour moi personnellement, la vie dans la Fondation Montesinos est une vie meilleure et parfaite.

Julianna JULIEN

La résurrection d’une intelligence perdue

Je suis Jodalienne Sterlin, je suis née le 18 Août 2001 et j’ai 16 ans. Je suis en 4ème secondaire (9ème année fondamentale) à l’Institution Saint Dominique (ISD) qui se trouve à Titanyen, route nationale n°1, en face du commissariat. C’est une école congréganiste qui a été fondée en 2011, sous la mouvance d’un prêtre dominicain qui se nomme Père Charles Junior Moïse. Cette école fait partie de la Fondation Montesinos fondée en 2008, dans laquelle il y a aussi le Foyer Ecologique Pierre Salvetti fondé le 3 novembre 2011. 

Aujourd’hui, sur ce site internet, je vais vous expliquer mon évolution dans cette institution. Je fais partie des enfants du foyer. Je suis arrivée dans ce foyer un lundi, le 4 novembre 2012 et je suis rentrée à l’ISD le 5 novembre 2012. J’ai fait mes études primaires en trois ans et je suis arrivée en 6ème Secondaire (7ème AF) en 2015. Comme j’avais 8,50 de moyenne, je suis montée en 5ème secondaire (8ème AF) ou je n’ai passé que le premier contrôle, car, avec une moyenne de 8,61, la direction a décidé de m’envoyer en 4ème secondaire. Aujourd’hui, j’ai une moyenne de 7,15 et je suis deuxième de la classe. Voilà toute mon évolution !

Cette école-là n’est pas comme toutes les autres écoles congréganistes. Les frais scolaires sont à prix symbolique. En plus, elle permet aux élèves de pratiquer le basket-ball, la musique et le taekwondo gratuitement. Il y a aussi une grande bibliothèque à leur disposition et des cours de broderie et de couture. La direction veut mettre sur pied une salle audio-visuelle, mais n’en a pas encore les moyens économiques. 

Je voudrais qu’il y ait des subventions pour acheter les fournitures scolaires des élèves qui n’en ont pas les moyens, pour un pensionnat pour les élèves qui habitent très loin, ainsi que pour faire la clôture de la fondation pour plus de sécurité. Malgré ces difficultés financières, le directeur ne choisit pas n’importe quels enseignants pour mettre en face des élèves. Il choisit des normaliens et des normaliennes pour assurer notre avenir.

C’est un océan de plaisir pour moi d’écrire mon premier article sur ce site internet pour vous faire connaitre l’existence de l’ISD à Titanyen et partager mon expérience.

A la prochaine ! Car ce n’est pas la dernière fois que je vous écris !

Jodalienne STERLIN

La misère n’est pas éternelle

Je suis Laguerre Kendy. Je viens des Cayes. Je suis né en 1999, le 29 décembre. Ma mère s’appelle Lagerre Jakline. C’est une femme très gentille. Elle est ma mère et restera toujours ma mère. 

Quand j’étais petit, ma mère était toute seule. Mon père, je ne le connais pas. Je lui demandais toujours qui il était. Elle me répondait « il n’est pas là ». 

J’ai commencé à grandir et je suis arrivé dans la ville de Port-au-Prince en 2008. A l’époque, je n’étais pas scolarisé. Ma mère m’a envoyée vivre avec une dame qui s’appelait Mona. Ce n’était pas une bonne personne. Elle n’était pas gentille avec moi. Et elle n’était pas ma mère. 

En ce temps, la vie était incomparable à aujourd’hui. Quand j’étais petit, je demandais à Dieu une seule chose. Qu’il me face vivre dans un centre ou mourir. Il l’a fait pour moi, comme je lui demandais. Fais donc la volonté de Dieu et souviens-toi de sa bonté. Je vais dans la bonne direction. Celui et celle qui n’a pas encore Dieu doit se dépêcher. Lève tes pieds et remet toi la tête en place sans perdre de temps. Relevez-vous du pêché, du mensonge et des ténèbres, par ce que la vie de Jésus est immaculée. 

Je suis donc arrivé à Titanyen en 2012, à la fondation Montesinos, chez Père Charles. D’un coup, ma vie a changé. Mes souffrances se sont arrêtées. Maintenant, je vais à l’école et je suis musicien. Je joue du piano, du trombone et des percussions.

Merci Dieu de m’avoir donné la vie ! Ecoutez donc la leçon. Vous qui pensez que votre vie est finie, le bonheur est là, tout près.

Kendy LAGUERRE 

Ma vie dans la fondation Montesinos

Je suis Gervil Kettelie, je suis née le 28 octobre 1997 à l’Artibonite, dans la commune de Verrettes d’une famille qui vivait dans la pauvreté, c’est-à-dire que mes parents sont pauvres. Malgré cela, je les aime beaucoup par ce que dans la vie, ce n’est pas de savoir là où l’on est, mais là où l’on va qui est important. 

A l’âge de 13 ans, j’ai laissé ma famille et je suis venu dans la fondation Montesinos. C’était le 8 Octobre 2010. Depuis ce jour-là je mène une autre vie, et maintenant je suis âgée de 19 ans, je suis en secondaire II. Je pourrais dire que ma vie est déjà réussie après six ans d’expérience dans la fondation Montesinos, grâce à tout ce que j’ai appris. Je pense que si je vivais à l’extérieur de la Fondation Montesinos, je pourrais mettre en pratique tout ce que j’ai appris à la fondation pour mieux vivre. J’ai pour but de travailler sans cesse afin de devenir une citoyenne honnête, vertueuse, responsable pour l’honneur de ma famille et de mon Pays, en aidant les enfants les plus vulnérables. 

Comme j’ai l’habitude de le faire chaque jour, je dis merci à Dieu par ce qu’il a envoyé Père Charles et tous les donateurs et donatrices de la fondation Montesinos, pour faire de moi ce que je suis aujourd’hui. Je demandais à Dieu de les bénir chaque jour et spécialement Père Charles, qui est un père infatigable. Malgré mes désobéissances, il m’aime toujours.

Kettelie GERVIL 

Mon foyer pour la vie.

Bonjour, Bonsoir.

Je suis Jerry Calixte et j’ai 16 ans. J’ai 4 sœurs et 5 frères. Ma mère s’appelle Adeline Joseph et mon père Olince Calixte. C’est un grand plaisir de raconter mon histoire au sein du Foyer Montesinos.

Arrivé au foyer en 2012 à Titanyen, il n’y avait pas d’arbre ni d’eau. C’était un terrain très sec, très aride. En 2013, on a commencé à planter des arbres. 

En 2014, j’étais en 3ème AF (année fondamentale) et en 2015, j’ai fait trois classes à la fois : la 4ème, la 5ème et la 6ème AF. C’était beaucoup de travail. Je travaillais nuit et jour. J’ai commencé à pratiquer l’anglais à l’âge de 15 ans, en 7ème AF. Quand j’aurai terminé mes études, je voudrais être docteur.

A 14 ans, j’ai commencé à jouer de mon instrument préféré qui est la flûte traversière. Le maestro s’appelle Boirond. Je suis très bon en musique. Le professeur m’a fait changer d’instrument, pour le saxophone dont je joue maintenant. 

En 2015, toutes les plantes ont poussé. Le responsable de notre foyer a fait construire un terrain de basket. Sachez que tous les enfants peuvent jouer au basket ! Moi-même, je joue beaucoup et je rêve de devenir l’un des meilleurs basketteurs, comme Michel Jordan etc. Mais je ne suis pas très grand. 

J’aime le foyer comme moi-même. Le responsable s’appelle Père Charles Junior Moïse. C’est le meilleur père qu’on n’ait jamais vu. Je suis très content par ce que je vis dans un foyer qui a des adultes pour s’occuper des enfants. Mon moniteur s’appelle DIdiman Souisdor et Bernadette. Ils prennent soin des enfants. Et moi-même, je prends soin des arbres et des plus petits qui vivent au foyer.

Merci à tous.

Jerry CALIXTE

La famille Pierre Salvetti

Je suis Monclair Rose-Mickelle. J’ai 18 ans et je suis née le 17 juillet 1998. Je suis l’unique fille de ma mère et la deuxième fille de mon père. Je suis orpheline de père et de mère depuis le 12 janvier 2010. 

Après le séisme, j’étais dans la rue sur une place à Carrefour-Feuille avec ma famille. Quand je dis ma famille, je parle des sœurs et des frères de mon père. On a passé la nuit du 12 au 13 janvier 2010 dans la rue. Le mardi 13 janvier 2010, je ne savais pas si ma mère et mon père étaient morts. Je me sentais mal en pensant à mon avenir. J’ai entendu une voix qui m’appelait et c’était la voix de Père Charles. Il m’accueilli avec ma famille dans une maison qu’il a en plaine. Après, il est parti à la recherche de ma mère et de mon père, mais il n’a trouvé aucune trace d’eux. Ma famille m’a laissé sous la responsabilité de Père Charles. Je suis entrée au Foyer Ecologique Pierre Salvetti en 2011. Je n’avais pas de frère, j’avais une seule sœur. Maintenant, j’ai beaucoup de frères et sœurs. Je les aime beaucoup malgré le fait que la présence de ma mère, de mon père et de ma sœur me manque. Mais j’ai 2 amis qui me les font oublier et les enfants me donnent la joie de vivre malgré ma cicatrice. 

J’espère qu’avec la famille Pierre Salvetti, je réussirai ma vie. Père Charles est un homme de Dieu en pensant à fonder cette famille. Je dis famille par ce qu’en parlant d’orphelinat, Pierre Salvetti n’est pas un orphelinat, mais ressemble plutôt à une famille.

Rose-Mickelle MONCLAIR

Ma vie

Je réponds au nom de Sûjan Benoît, je suis née dans une famille extrêmement pauvre composée de sept personnes : ma mère, mes deux sœurs, mes deux frères et moi qui suis la plus jeune. Mon père est mort depuis 2008 et l’un de mes frères est décédé dans le tremblement de terre, à l’âge de 15 ans. Mon père était un « dictateur », et le jour de sa mort, le 24 mars, était une catastrophe parce que c’était lui le noyau de la famille. A ce moment-là, j’avais 7 ans. 

En 2007 mon père m’avait mise en pension à Cazeau chez les petites sœurs de Sainte Thérèse. J’étais tellement attachée à mes parents que je n’avais pas l’intention de rester. Je pleurais matin et soir, alors, les sœurs ont pris la décision de demander à mon père de venir me chercher. Quand il est venu, je l’ai vu en mauvais état. Il avait été victime d’une crise cardiaque et ses pieds étaient très enflés, ce qui l’empêchait de marcher pour prendre les camionnettes et rentrer chez nous. En plus, il portait ma grosse malle qui contenait tout ce que les sœurs m’avaient donné. Mais avec la faveur de Dieu, nous sommes arrivés et quelques mois après, Dieu fit appel à lui. 

Quand les sœurs apprirent cette nouvelle terrible, elles décidèrent de venir me chercher et je suis retournée chez elles, en septembre 2008. Auparavant, j’avais fait ma troisième année Kindergarden chez elles et je fis ma première année à l’Institution Classique Moderne, parce que leur école n’avait pas encore de classe primaire. J’ai fait ma deuxième,  ma troisième et ma quatrième année fondamentale à Cultura Centre d’Enseignement et ma cinquième et sixième années à Petite rivière de l’Artibonite dans une école qui porte le nom de Notre Dame du Perpétuel Secours. Après, je suis retournée à Port-au-Prince chez les sœurs. Elles m’ont envoyé dans une école qui s’appelle Institution de Formation Complète pour faire ma septième année fondamentale et après elles ont décidé de m’envoyer dans le foyer de la Fondation Montesinos à Titanyen. Le jour où je suis arrivée était le 1er Juillet 2015 et j’avais 14 ans. Cette fondation offre beaucoup de choses aux enfants. Par exemple de la musique, du basket-ball, du taekwondo, de l’artisanat, etc. Il y a cinq grands bâtiments qui forment notre école, une salle informatique et une bibliothèque qui sont à notre disposition. Il y a des enfants de Cabaret, de Port-au-Prince, d’Arcahaie, de la Source Matlas, de la Minoterie, de Canaran et d’autres lieux qui viennent dans notre école. Nos professeurs  sont très compétents. Ils sont tous normaliens. Nous, les enfants du foyer, nous vivons comme une famille et je pense que nous deviendrons de bons citoyens dont notre pays a besoin. Chaque jour, le fondateur de la Fondation Montesinos, qui est Père Charles Junior Moïse, nous encourage à faire tout ce qui est bien, bon et beau. Et je me sens heureuse.  Je suis heureuse !

Sûjan BENOÎT